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Psychologue en service de médecine. Pratiquer la clinique en « milieu hostile », quels possibles ?

Psychologue en service de médecine. Pratiquer la clinique en « milieu hostile », quels possibles ?

En retraçant ce parcours de l’évolution des conditions de pratique des psychologues en service de médecine, je voulais donner une idée du pan d’histoire qui tire sa révérence et tenais à bien rappeler les raisons pour lesquelles on nous avait fait entrer à l’hôpital. Ce qui amène à considérer la question légitime et permanente que se posent les psychologues cliniciens aujourd’hui, pour continuer à tenir leur place au cœur de ces révolutions : que mettre en œuvre pour soutenir les subjectivités des soignants comme des patients, alors qu’un mouvement global y fait obstacle ?

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Psychologue en service de médecine. Mémoires d’hier à aujourd’hui (Partie 1)

Psychologue en service de médecine. Mémoires d’hier à aujourd’hui (Partie 1)

Dans les années 1985-1990, il y avait très peu de psychologues cliniciens dans les services de médecine. Les soignants en général ne savaient pas vraiment qui étaient les psychologues. Ils n’en n’avaient pas rencontré pour la plupart. Nous faisions figure d’OVNIS. Au mieux nous pouvions susciter une certaine curiosité, au pire, un rejet, comme si nous n’avions pas de sujet de travail commun. C’est assez difficile à imaginer aujourd’hui, alors que l’existence des postes de psys s’est généralisée dans beaucoup de secteurs hospitaliers.
Je souhaitais alors travailler en dermatologie. J’avais donc sollicité un chef de service en ce sens. Ma demande l’avait désorienté et plongé dans une profonde perplexité. En se grattant la tête, absorbé dans son trouble, il m’avait dit : « Si ça ne leur fait pas de bien, cela ne leur fera pas de mal ! » Puis, encore hésitant, il avait ajouté manifestant une certaine satisfaction : « Remarquez, je pourrai vous adresser ceux avec qui l’on a tout essayé, et pour qui les traitements ne marchent pas ! Au moins j’aurai quelque chose à leur proposer… ».

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BIENTÔT LA GUERRE A L’HÔPITAL ?

BIENTÔT LA GUERRE A L’HÔPITAL ?

Ce n’est pas uniquement en raison de la surcharge de travail ou de la pandémie que l’on voit le climat relationnel se dégrader à l’hôpital. Cela avait commencé bien avant bien sûr. On parle beaucoup des agressions d’usagers à l’égard des personnels, mais, il existe une autre réalité moins connue. A l’image des personnes au sein des réseaux sociaux se critiquant avec véhémence, il est courant, que les professionnels s’agressent entre eux. Le ton est agressif, haineux, menaçant quelquefois, aigre dans le meilleur des cas. Face au défaut de valeurs professionnelles partagée, les clans se substituent aux équipes et apparaissent comme une réponse face au défaut de dynamiques de groupes professionnelles solides.

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LA DÉPRESSION : SE REPÉRER DANS LES TRAITEMENTS (Partie 3)

LA DÉPRESSION : SE REPÉRER DANS LES TRAITEMENTS (Partie 3)

Si la dépression est clairement sous traitée, les problématiques dépressives sont aussi « sur traitées » ou mal traitées, ce qui est peu documenté.
Beaucoup de personnes se sont vues prescrire un anti dépresseur alors qu’elles présentaient de simples signes dépressifs (symptômes adaptés à une situation donnée) qui ont été pris et traités pour une dépression avérée (Épisode Dépressif Majeur ou EDM) alors qu’ils auraient probablement été passagers et qu’une adaptation spontanée aurait pu avoir lieu. Il existe en ce cas une confusion entre tristesse « adaptée » et dépression. Seule une démarche diagnostique rigoureuse pourra lever cette méprise.

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